Prévoyance du TNS : ce que votre régime obligatoire ne couvre pas
Quand un salarié s’arrête, son employeur et sa convention collective complètent largement les indemnités de la Sécurité sociale. Quand un indépendant s’arrête, il découvre — souvent trop tard — que son régime obligatoire ne maintient qu’une petite fraction de ses revenus. Faisons les comptes.
Ce que versent réellement les régimes obligatoires
Pour un artisan ou commerçant, les indemnités journalières de la Sécurité sociale des indépendants sont calculées sur votre revenu moyen des trois dernières années, avec un plafond d’environ 64 € par jour — soit au mieux 1 900 €/mois, quel que soit votre revenu réel. Et si votre revenu moyen est faible (début d’activité, mauvaises années), les IJ peuvent être quasi nulles.
Pour beaucoup de professions libérales, c’est encore plus abrupt : selon votre caisse, les premiers 90 jours d’arrêt peuvent n’être indemnisés… par personne.
L’invalidité et le décès : les vrais sujets
L’arrêt temporaire est douloureux ; l’invalidité permanente est dévastatrice. Les pensions d’invalidité des régimes d’indépendants dépassent rarement quelques centaines à 1 500 €/mois. Quant au capital décès versé à votre famille, il se compte en milliers d’euros — pas en années de revenus.
Un contrat de prévoyance individuel permet de calibrer précisément ces trois étages : indemnités journalières, rente d’invalidité, capital ou rente pour vos proches (y compris une rente éducation pour les enfants).
L’atout fiscal : la loi Madelin
Bonne nouvelle : les cotisations de votre prévoyance (et de votre mutuelle) peuvent être déduites de votre bénéfice imposable dans le cadre de la loi Madelin. L’État finance ainsi une partie de votre protection.
Attention néanmoins aux contrats Madelin mal calibrés : franchise trop longue, IJ plafonnées trop bas, définition de l’invalidité défavorable à votre métier réel. C’est tout l’objet de l’audit que je réalise avant toute proposition.
Par où commencer ?
Le bilan de prévoyance, offert, se déroule en trois temps :
- Reconstitution de vos droits obligatoires réels (caisse, revenu moyen, statut)
- Chiffrage du « trou de couverture » : ce qui manquerait chaque mois en cas d’arrêt, d’invalidité ou de décès
- Proposition calibrée : uniquement les garanties qui comblent l’écart, rien de plus
L’essentiel à retenir
- IJ des indépendants plafonnées à ≈ 64 €/jour, parfois nulles
- Professions libérales : souvent 90 jours sans aucune indemnisation
- Invalidité et décès sont les risques les plus lourds — et les moins couverts
- Cotisations déductibles du bénéfice imposable (loi Madelin)